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Introït du XXVIIIème Dimanche du Temps Ordinaire

L’Eglise est tournée, en ce dimanche encore, vers les fins dernières ; ses sentiments sont exprimés en particulier dans le Psaume 129, De profundis, qui est surtout connu pour son utilisation à l’Office des Défunts, mais qui revient à plusieurs reprises en ces derniers dimanches du Temps. On y retrouve un thème important, celui des deux attributs divins qui se manifesteront au Jugement Dernier : la justice qui nous condamne et que nous redoutons, et la miséricorde qui nous sauve et en laquelle nous espérons. Ils sont ici opposés en deux phrases très contrastées.

Si iniquitates observareris Domine, Domine, quis sustinebit ?

s

Quia apud te propitiatio est, Deus Israel.

Si tu regardes nos péchés, Seigneur, Seigneur, qui subsistera ?

s

Mais auprès de Toi, se trouve le pardon, Dieu d’Israel.

 La première phrase est un appel angoissé s’élevant en un grand élan qui franchit toute l’octave et même au-delà, avec une insistance suppliante sur le mot Domine répété deux fois, et une cadence interrogative restant en suspens dans l’aigu.

      La deuxième phrase, aucontraire, est plus douce, pleine de confiance, avec un bel élan de ferveur sur les mots Deus Israel, qui ne font d’ailleurs pas partie du psaume e ont été rajoutés par               la liturgie pour rappeler au Seigneur dans notre prière que nous faisons partie de son peuple, Israël, qui est maintenant l’Eglise. Le verset est bien entendu, le premier du Psaume 129 :

 

De profundis clamavi ad te Domine ; Domine exaudi vocem meam

Des profondeurs, je crie vers Toi, Seigneur, Seigneur, écoute ma prière.

 

 

 

 

Messe

 

MGR GULLICKSON, MGR AILLET ET LA FORME EXTRAORDINAIRE 

I – UN REGARD NEUF SUR UN VIEUX DÉBAT


Réflexions de Mgr Thomas E. Gullickson à propos de The Old Mass And The New, édition anglaise (Ignatius Press, 2010) du livre Un événement liturgique ou le sens d’un motu proprio, de Mgr Marc Aillet, paru en novembre 2007 aux Éditions Tempora.

« Je suis convaincu que la crise de l’Église que nous vivons aujourd’hui repose largement sur la désintégration de la liturgie qui est parfois même conçue de telle manière – etsi Deus non daretur [comme si Dieu n’existait pas]– que son propos n’est plus du tout de signifier que Dieu existe, qu’Il s’adresse à nous et nous écoute. » Cardinal Ratzinger cité par Mgr Aillet


Lors d’une vérification périodique de ma liste d’envies sur Amazon, pour voir si les ouvrages désirés sont dans l’intervalle sortis sur Kindle à un moindre prix [comme beaucoup de prêtres anglophones, Mgr Gullickson est très familier des nouvelles technologies, NDLR], je suis tombé sur ce petit livre. Et j’ai bien fait. Mgr Marc Aillet est un fidèle fils de la Communauté Saint-Martin, communauté française qui promeut la forme ordinaire du rite romain, célébrée e n latin et en grégorien. Il est tout sauf un paladin de la forme extraordinaire. Dans ce livre, il s’attache essentiellement à louer la sagesse du pape Benoît XVI, qu’illustre bien Summorum Pontificum. Mgr Aillet écrit pour le lecteur moyen qui veut un livre pas trop long (112 pages sans compter les notes et la bibliographie) mais je recommande ce livre également à ceux qui connaissent le sujet.


Ce que j’ai le plus apprécié dans sa présentation, c’est son analyse de la « participation active », concept perverti par la sociologie et la psychologie de comptoir. Je trouve toutefois l’état présent de la liturgie romaine plus préoccupante que ce que n’en dit le livre. Certes, Mgr Aillet peut en appeler au motu proprio et affirmer que les deux missels sont du même ordre mais, en fait, il n’en est rien et c’est tout le problème avec le missel de Paul VI, ce qui explique qu’il ne peut servir de base à la nécessaire relance du mouvement liturgique sur les fondements de la tradition. Aussi géniale que puisse être son idée que l’herméneutique de rupture trouve son origine dans les cœurs et les esprits des réformateurs, il est évident que la rupture concerne aussi la substance et nécessite plus qu’un changement d’attitude.


Je sais bien que restaurer notre liturgie face à la résistance endurcie, et souvent irrationnelle, de ceux dont la vie coïncide avec le demi-siècle du Novus Ordo est un défi monumental, mais cela nous donne une raison de plus pour embrasser la sagesse de Benoît XVI quand il propose l’enrichissement mutuel des deux formes. Si les prêtres et les futurs prêtres faisaient en effet la découverte de la richesse de notre patrimoine liturgique, je suis convaincu qu’ils deviendraient nos meilleurs alliés dans la conduite de l’Église vers le véritable culte divin.


Mes quatre années passées ici, en Ukraine, m’ont apporté une riche et belle familiarité avec la liturgie byzantine. Cette expérience est d’un grand secours car elle m’a mis en contact notamment, parmi d’autres choses, avec : un calendrier liturgique qui se déroule sans « temps ordinaire » ; un lectionnaire ramassé contenant juste les épîtres et évangiles familiers aux fidèles ; des trésors d’offertoires et de communions qui excitent l’imagination et la dévotion ; et, bien sûr, un culte qui est résolument « orienté ».


Je veux, dès que les circonstances le permettront, que la forme extraordinaire joue un plus grand rôle dans ma vie. J’ai finalement un peu plus de temps en ce moment pour étudier et j’ai commencé à me familiariser avec les textes de la forme extraordinaire et à les apprendre. Incapable de lire les canons d’autel en raison de mes vieux yeux et de mes lunettes à double foyer, j’ai enfin décidé de me mettre sérieusement à mémoriser les prières du célébrant. Si seulement il existait une belle édition du pontifical en gros caractères pour nous qui sommes à demi-aveugles !


Certains vont sûrement me considérer dépourvu de tout tact mais nous devons vraiment sortir de la situation présente qui n’offre à nos jeunes qu’une bien maigre pitance.


Properantes adventum diei Dei [Hâ ;tant l’avènement du Jour de Dieu, 2 Pierre 3, 12]


Thomas E. Gullickson, 19 août 2015

 

 

LES CONSEILS DE SAINT PADRE PIO SUR LE

COMPORTEMENT À ADOPTER À L'ÉGLISE

 

 

1- Entrez dans l'église en silence et avec un grand respect, en vous montrant et vous considérant indigne de comparaître devant la Majesté du Seigneur. Dès que vous apercevez le Maître Autel, agenouillez vous avec dévotion.

2- Trouvez votre place et offrez au Sacrement de Jésus le tribut de votre prière et de votre adoration.

3- En participant à la Sainte Messe et aux offices, levez vous, agenouillez vous et assoyez vous toujours avec une grande gravité et accomplissez tout acte religieux avec la plus grande dévotion.

4- Soyez modeste dans votre regard, ne tournez pas la tête à droite et à gauche pour regarder qui entre ou sort ; ne riez pas, par respect pour ce lieu saint et par égard pour celui qui est près de vous.

5- Appliquez vous à ne prononcer aucun mot et à ne parler à quiconque, à moins que la charité ou une stricte nécessité ne l'exigent.

6- Si vous priez avec les autres, prononcez distinctement les mots de votre prière, marquez bien les pauses et ne vous dépêchez jamais.

7- Comportez vous enfin de façon à ce que toute l'assistance en reste édifiée et soit, grâce à vous, poussée à glorifier et à aimer le Père Céleste.

 

Saint Padre Pio de Pietrelcina (1887-1968)

 

 

Elévation du pain et du calice

 

"Une messe ça doit avoir de la g……"

"Permettez juste que je vous raconte un souvenir : je me rappelle un curé à La Madeleine, à Paris, il avait fait venir tout un équipage de sonneurs de trompes de chasse, et à la fin de la messe, quand on est sorti, il est venu vers moi et il m’a dit : « Qu’est-ce que vous en pensez M. Raspail, ça a de la gueule non ! » Eh bien! Une messe ça doit avoir de la gueule. Ca m’énerve moi cette histoire de repas du Seigneur. On a oublié qu’il y avait le Saint Sacrifice de la messe. Les messes autrefois commençaient par: « Nous prierons au Saint Sacrifice de la messe pour les vivants et pour les morts de la paroisse de X… » C’était comme ça que commençait le Saint Sacrifice de la messe.

Tant qu’on est dans ce registre, je vous dirais que je n’ai pas supporté non plus le manque de respect que l’on a pour l’objet du sacrifice, je veux dire l’hostie elle même. Quand j’étais enfant de choeur, et qu’il tombait une hostie – cela pouvait arriver – vous vous souvenez peut-être, on arrivait avec des linges sacrés bénits et c’était toute une histoire qui n’était pas ridicule du tout. [Il se lève brusquement et avise une image sur le mur, qu’il m’apporte]. Et ça : tenez, voilà une image de foi, un dessin de Pierre Joubert, le prêtre qui vient apporter le Saint Sacrement à un malade dans les années 1920. Et maintenant, on ne trouve plus ce respect : la communion aux malades, elle est donnée à la sauvette par des laïcs.

Autre confidence: je me suis confessé il y a trois ou quatre ans… Cela m’intéressait comme dans le livre, comme dans La Miséricorde: je ne m’étais pas confessé depuis je ne sais pas… trente ans ! Je me confesse, ici à Saint-François de Sales. Je fais le ménage de mon coeur et je me dis c’est Pâques je vais aller communier. J’arrive, le matin de Pâques et, pendant la communion, le curé de la paroisse qui était le Père Gollnisch était resté planté au sommet des marches et il avait délégué sept ou huit civils qui distribuaient la communion dans tous les coins. Je me suis dit ce n’est pas possible, je ne vais pas recommencer dans ces conditions, je ne veux pas. J’ai monté les marches le prêtre attendait. Je lui dis : « Est-ce que vous me donnez la communion ? » Il était sidéré ; il l’a fait. Il ne pouvait pas faire autrement de toute façon ! Je suis parti, je ne suis jamais revenu."

Jean Raspail

*********

 

Pour répondre à notre vocation de chantres en liturgie, nous acceptons volontiers les invitations lancées par les paroisses ou ceux qui en ont la charge, curés, EAP ou autres , la Messe, les Vêpres et autre office, ou encore veillée de prière.

Il est très recommandé de nous faire parvenir une demande environ 1 an avant le jour prévu pour la célébration.

le plan ordinaire de la messe est le suivant :

 

Suggestion de PROGRAMME MUSICAL

 

29/11/2015

Messe du I° Dimanche de l'Avent - Année C

 

Avent I

Vat. II

Avent I

Av. 1962

Entrée

Le Seigneur vient

(E 10-63)

Introïtus

Ad te levavi (grégorien ; 800 p. 318 ou Triplex p. 15)

Motet : Ad te levavi (Franz Xaver Witt - SATB + B. solo)

Kyrie

De ton peuple rassemblé (A 23-08)

Kyrie

XVII

Gloria

 

 

 

Psaume 24

Vers toi, Seigneur, j'élève mon âme

Graduale

Universi qui te exspectant (grégorien ; 800 p. 320 ou Triplex p. 16)

Motet : Universi qui te exspectant (Johann Ernst Eberlin - SATB)

Séquence

 

Séquentia

 

Acclamation à l’Evangile

  Alleluia

Tractus

Alleluia Ostende nobis (grégorien ; 800 p. 320-1 ou Triplex p. 16-17)

« Credo »

récité

Credo

I (grégorien)

PU

Comble-nous de ta miséricorde, Seigneur

PU

 

Offertoire

Orgue

Offertorium

Ad te Domine (grégorien ; 800 p. 321 ou Triplex p. 17)

Motet : Ad te Domine (Johann Joseph Fux-  SATB)

Sanctus

de Patrick Delabre (Cathédrale de Chartres"

Sanctus

Messe XVII

Anamnèse

"Tonus simplex"

Anamnèse

 

Doxologie

Doxologie

 

Pater

Pater

"Tonus simplex"

Agnus Dei

de Edmond Dartus

(Cathédrale de Cambrai)

Agnus Dei

Messe XVII

Communion

Quand le Seigneur se montrera

Salve Regina.

Communio

Dominus dabit (grégorien ; 800 p. 322 ou Triplex p. 17-18)

Motet : Dominus dabit (Ludovico Balbi- SATB)

Envoi

Orgue

Sortie

Ite Missa est XVII + Orgue

  

 

Pourquoi le latin

A l’ère de la mondialisation toujours plus grandissante, le fait de maîtriser les langues étrangères est très important. Dans un premier temps, le don des langues n’est rien d’autre que la capacité de régler son oreille sur les fréquences d'une langue étrangère.

L'oreille est fondamentalement ouverte à un large spectre de fréquences et peut saisir une multiplicité de rythmes. Au cours de son développement, l'oreille se calque sur la langue maternelle. Ainsi des langues différentes occupent des bandes de fréquences différentes. Un Anglais utilise pour parler les fréquences allant de 4000 à 12000 hertz, un Français les fréquences de 100 à 300 hertz et de 1000 à 2000 hertz, la plupart des personnes parlant slave les fréquences de 100 à 18000 hertz, le germanophone les fréquences de 100 à 4000 hertz. Par conséquent il y a une oreille "anglaise", une oreille "française", une oreille "slave" ou "allemande", car une personne peut parler uniquement les fréquences qu'elle entend.

Ainsi il est plus aisé de comprendre pourquoi les Français ont, par exemple, un accès plutôt difficile aux autres langues. Pour eux, les bandes de fréquences que la langue privilégie sont plutôt étroites. Les personnes des pays slaves sont au contraire avantagées. Les bandes des fréquences d'environ 20 langues slaves couvrent presque la globalité de la bande passante du langage humain. Il en résulte que les personnes des pays de l’est sont souvent plus douées en langues.

Au début, pour pouvoir bien apprendre une langue, on doit seulement être capable de bien entendre les bandes de fréquences qu’une langue privilégie.

En outre, chaque langue possède un temps de latence spécifique qui est nécessaire pour prononcer une syllabe et s'entendre soi-même.

 

Langue / Hz

125

250

500

750

1000

1500

2000

3000

4000

6000

8000

12000

Français

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Italien / latin

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Espagnol

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Anglais

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Allemand

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Néerlandais

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

                Que nous dit ce tableau ?

 

1.    Le français possède deux bandes fréquentielles très étroites, inférieures à 2000 Hz, limite d’une expression langagière de qualité. Il s’agit donc essentiellement d’une langue douée pour l’écrit et pour le discours. C’est tout. Vouloir faire chanter un Français est contre nature. Il s’égosillera, il ne chantera pas.

2. La sphère du chant commence à 2000 Hz ; son axe central se situe à 4000 Hz, zone d’activation de l’endorphine, hormone anti-stress naturelle. Plus vous chantez, mieux vous vous portez. Le latin se situe dans cette zone bénéfique à la santé.

3.   A partir de 4000 Hz, s’étend la zone de recharge corticale, de création artistique, du chant lyrique et de la spiritualité. Que chacun en conscience examine quelques exemples et se dise en quelle langue tel ou tel chef d’œuvre a été écrit.

4.   Le chant liturgique ne peut pas convaincre, toucher, conduire au Spirituel, s’il se donne en français ; c’est une des raisons de la désaffection progressive et catastrophique des églises, en France, depuis l’application détournée des normes conciliaires de 1965.

5.   Outre ses bienfaits sur l’organisme humain et sa parfaite adéquation aux caractéristiques du chant, le latin a aussi l’avantage de se situer, sur le plan fréquentiel, dans une zone commune à toutes les langues, ce qui en a fait l’outil privilégié pour que les peuples du monde entier se reconnaissent « enfants d’un même Père ».

Juste une question de bon sens et une application simple de données scientifiques. A moins que l’acte de nous en priver ait été volontaire ! …  

 

Veillée

 

PROGRAMME MUSICAL pour la Veillée de prière du  ..................

 Exemple : Veillée musicale pour le Temps de l’Avent

 

Ouverture

Rorate coeli desuper

Soliste + Assemblée

a capella

 

Premier Dimanche

Orgue

"Nun komm, der Heiden Heiland" BWV 659  (J.S. Bach)

Psaume

Veilleurs, bénissez Dieu

(Ps 63, 77, 88 …)

SATB

+ orgue

Motet

In dulci jubilo

 (D. Buxtehude)

SABar.

a capella

Choral

Choral du retour du Christ

(JS Bach)

SATB

Assemblée

Interludes GO

Deuxième Dimanche

Orgue

"Nun komm, der Heiden Heiland" BWV 661 (J.S. Bach)

 

Psaume

Voici qu’il vient (Ps 23)

SATB + soliste

Assemblée (refrain)

Motet

Jesus bleibet (JS Bach)

SATB

+ orgue de choeur

Choral

Maintenant, viens sans tarder (JS Bach)

SATB

Assemblée

Interludes GO

Troisième Dimanche

Orgue

"Was Gott tut, das ist wohlgetan" (J. L. Krebs)

 

Psaume

Wait for the Lord

SATB + soliste

Assemblée (refrain en ostinato)

Tropaire

Jean-Baptiste, témoin de la lumière

SATB + soliste

Assemblée (refrain)

Choral

Choral du Précurseur du Christ (JS Bach)

SATB

Assemblée

Interludes GO

Quatrième Dimanche

Orgue

Cinq versets sur "Ave Maris Stella" avec plain chant alterné (J.D. Thomelin)

 

Psaume

Une fille d’Israël

(M. Godard + 2007)

SATB + soliste

Assemblée (refrain)

Motet

Alma Redemptoris Mater (Palestrina)

SATB

a capella

Choral

Choral de la Mère du Christ (JS Bach)

SATB

Assemblée

Interludes GO

 

Conclusion

Notre Père

(X. Darasse)

SATB

Assemblée

Envoi

Prière du Soir à Marie

SATB

+ orgue de choeur

 

Pour le programme des offices, veuillez prendre contact avec le chef de choeur.

 

 

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ensemblevocaldecambrai@sfr.fr